Nos origines :

Après la Révolution, le goût de la recherche, le besoin de savoir et de comprendre, la volonté du progrès apparus déjà au XVIIIe siècle, prirent une nouvelle extension Des nouvelles associations qui prirent les noms d’académiciens, Société des Etudes, Sociétés d’Agriculture, se fixent l’objectif d’amplifier cet essor et de diffuser les résultats.

La société d’Agriculture de Saint-Omer se constitua en 1819. A St-Omer, comme dans toute la France, se manifestaient un bouillonnement intellectuel et un intérêt pour la connaissance historique. Pourtant, en même temps, au même lieu, se poursuivait un travail d’abandon et de destruction des richesses du passé notamment à Saint-Bertin.

De nombreuses voix dont M. Vitet, Victor Hugo, Arcisse de Caumont, Prosper Mérimée s’élevèrent pour condamner ce vandalisme persistant.

C’est dans ce contexte que le général Pierre-Alexandre-Joseph Allent (1772-1837), natif de Saint-Omer, vice-président du Conseil d’Etat et Pair de France, proposa la création d’une société d’historiens dans sa ville natale, société distincte et non rivale de la société d’Agriculture.

Le projet fut soutenu par le ministre Guisot, et quelques membres passionnés relevèrent le défi.

La société fut créée en septembre 1831 et autorisée par lettre du ministre le 19 janvier 1832.

Cette société prit le nom de SOCIETE DES ANTIQUAIRES DE LA MORINIE. Elle fut reconnue d’utilité publique le 21 avril 1833.

A l'époque le mot antiquaire désignait celui qui s’attachait à la connaissance du passé.

Quant au nom Morinie, c’est un dérivé du nom « Morins » qui désignait le peuple occupant le territoire du nord-ouest de la Gaule, la ville principale étant Thérouanne.


Bilan :

Les œuvres les plus remarquables accomplies depuis sa création, par les membres de la Société sont les textes de ses publications. Ces écrits diffusés en France et à l’étranger représentent 46 tomes de Mémoires, 475 bulletins, et plusieurs dizaines d’ouvrages importants, hors collections.

Par ses propres publications, enrichies par de nombreux dons, échanges avec les autres sociétés savantes et acquisitions, la société s’est constitué un fonds inestimable.